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 Course au nether

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MonsieurPopol



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MessageSujet: Course au nether   Lun 13 Jan - 22:58

Ceci est une idée qui a germée dans nos têtes à Roro et à moi, bien sur rien ne nous indique que cette idée a déjà été prise, mais je tente le coup.

Voilà le topo: ce projet était une idée de jeu PVP dans lequel, chaque joueur commençait à égale distance des autres joueurs dans une arène de style nether. au milieu de l’arène se trouve un portail. le principe est simple, le 1er qui franchit le portail à gagner. Sauf que les armes seront autorisées, il y aura moult puits de lave, et c'est sans compter le temps que mettra un joueur à traversé le portail.
Il semblerait que roro et moi avons plus ou moins abandonner le projet en raison du peu d’expérience que nous avons pour ce genre de construction.

Je vous propose donc cette idée au cas ou le projet vous intéresserais (en sachant que nous n'avions même pas trouvé l'endroit pour construire l’arène). Votre aide, votre expérience et bien sur vos idées pourraient nous aider à mettre en œuvre tout ce "schmilblick".

Sur ce, bonne continuation dans votre aventure minecraftienne!  Smile
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asynchrone



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MessageSujet: Re: Course au nether   Mar 14 Jan - 0:22

Concept intéressant =D

voir avec Antrax pour posé l'arene dans Antrax Land

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La chance, c est quand la préparation rencontre l'opportunité
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Aniru-komari
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MessageSujet: Re: Course au nether   Mar 14 Jan - 0:23

Pour la zone il y a la zone multi d'AnthraX si il le veut bien.
Pour l'aide et bien voyez avec les autres, je suis beaucoup occupé sur le serveur en ce moment ^^

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MonsieurPopol



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MessageSujet: Re: Course au nether   Mar 14 Jan - 13:18

Anthraaaaaxxx? tu accepterais de céder une partie de ta magnifique zone PVP pour le projet "course au nether"? <3
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AnthraX



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MessageSujet: Re: Course au nether   Mar 14 Jan - 13:39

allez y faites.

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$! 7u p3ux 1!r3 c3c!, 7u 4$ vr4!m3n7 83$0!n d3 b4!$3R.


Dernière édition par AnthraX le Mar 14 Jan - 22:03, édité 1 fois
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Aniru-komari
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MessageSujet: Re: Course au nether   Mar 14 Jan - 16:49

Il a parlé.

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MonsieurPopol



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MessageSujet: Re: Course au nether   Mer 15 Jan - 15:25

cool!
(le prochain message sera-t-il plus court que cela? ^^)
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Masfid



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MessageSujet: Re: Course au nether   Mer 15 Jan - 15:28

.
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MonsieurPopol



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MessageSujet: Re: Course au nether   Mer 15 Jan - 15:39

mmmmmmmm... Je pense, enfin je suppose fortement que Masfid a gagné le concours du plus court message, nous allons donc en déduire qu'il est le "first one" de Redox, en conséquence, nous pouvons l’applaudir pour cet incroyable, cet incommensurable, ce magnifique, cet extraordinaire exploit!
clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap clap
et maintenant grâce a ce message, je gagne le prix du message le plus long de ce sujet!  cheers
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Masfid



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MessageSujet: Re: Course au nether   Mer 15 Jan - 16:49

Merci merci!  king 

Je voulais copier la déclaration des droits de l'homme pour contrer ton message le plus long mais la flemme!  Sleep 
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demoniak32



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MessageSujet: Re: Course au nether   Mer 15 Jan - 18:22

Préambule

Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.

Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme.

Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression.

Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations.

Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.

Considérant que les Etats Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Considérant qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement.

L'Assemblée générale proclame la présente Déclaration universelle des droits de l'homme comme l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.

Article premier

Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

Article 2

1.Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.
2.De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.

Article 3

Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.

Article 4

Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.

Article 5

Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Article 6

Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique.

Article 7

Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination.

Article 8

Toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la constitution ou par la loi.

Article 9

Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé.

Article 10

Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle.

Article 11

1. Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.
2. Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d'après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l'acte délictueux a été commis.

Article 12

Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.

Article 13

1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat.
2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.

Article 14

1. Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays.
2. Ce droit ne peut être invoqué dans le cas de poursuites réellement fondées sur un crime de droit commun ou sur des agissements contraires aux buts et aux principes des Nations Unies.

Article 15

1. Tout individu a droit à une nationalité.
2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité.

Article 16

1. A partir de l'âge nubile, l'homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution.
2. Le mariage ne peut être conclu qu'avec le libre et plein consentement des futurs époux.
3. La famille est l'élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l'Etat.

Article 17

1. Toute personne, aussi bien seule qu'en collectivité, a droit à la propriété.
2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété.

Article 18

Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.

Article 19

Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

Article 20

1. Toute personne a droit à la liberté de réunion et d'association pacifiques.
2. Nul ne peut être obligé de faire partie d'une association.

Article 21

1. Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l'intermédiaire de représentants librement choisis.
2. Toute personne a droit à accéder, dans des conditions d'égalité, aux fonctions publiques de son pays.
3. La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s'exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote.

Article 22

Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l'effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l'organisation et des ressources de chaque pays.

Article 23

1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.
2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.
3. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.
4. Toute personne a le droit de fonder avec d'autres des syndicats et de s'affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.

Article 24

Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques.

Article 25

1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
2. La maternité et l'enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu'ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.

Article 26

1. Toute personne a droit à l'éducation. L'éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire et fondamental. L'enseignement élémentaire est obligatoire. L'enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.
2. L'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix.
3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants.

Article 27

1. Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent.
2. Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur.

Article 28

Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet.

Article 29

1. L'individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seul le libre et plein développement de sa personnalité est possible.
2. Dans l'exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n'est soumis qu'aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d'assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d'autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l'ordre public et du bien-être général dans une société démocratique.
3. Ces droits et libertés ne pourront, en aucun cas, s'exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations Unies.

Article 30

Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.






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Aniru-komari
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MessageSujet: Re: Course au nether   Mer 15 Jan - 20:03

Et le gagnant est ! *roulements de tambour* Demoniak32, avec son incroyable performance et son innimitable talent de "google, copié/collé" comme on dit dans le jargon.
Demoniak32, encore toutes mes félicitations, de ma part et de celles du serveur Smile

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MonsieurPopol



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MessageSujet: Re: Course au nether   Mer 15 Jan - 20:21

Pour venger mon honneur, v'la les 3 premiers chapitres de "le rouge et le noir" de Stendhal!

Chapitre1

La petite ville de Verrières peut passer pour l'une des plus jolies de la Franche-Comté. Ses maisons blanches avec leurs toits pointus de tuiles rouges s'étendent sur la pente d'une colline, dont des touffes de vigoureux châtaigniers marquent les moindres sinuosités. Le Doubs coule à quelques centaines de pieds au-dessous de ses fortifications, bâties jadis par les Espagnols, et maintenant ruinées.
Verrières est abritée du côté du nord par une haute montagne, c'est une des branches du Jura. Les cimes brisées du Verra se couvrent de neige dès les premiers froids d'octobre. Un torrent, qui se précipite de la montagne, traverse Verrières avant de se jeter dans le Doubs, et donne le mouvement à un grand nombre de scies à bois ; c'est une industrie fort simple et qui procure un certain bien-être à la majeure partie des habitants plus paysans que bourgeois. Ce ne sont pas cependant les scies à bois qui ont enrichi cette petite ville. C'est à la fabrique des toiles peintes, dites de Mulhouse, que l'on doit l'aisance générale qui, depuis la chute de Napoléon, a fait rebâtir les façades de presque toutes les maisons de Verrières.
A peine entre-t-on dans la ville que l'on est étourdi par le fracas d'une machine bruyante et terrible en apparence. Vingt marteaux pesants, et retombant avec un bruit qui fait trembler le pavé, sont élevés par une roue que l'eau du torrent fait mouvoir. Chacun de ces marteaux fabrique, chaque jour, je ne sais combien de milliers de clous. Ce sont des jeunes filles fraîches et jolies qui présentent aux coups de ces marteaux énormes les petits morceaux de fer qui sont rapidement transformés en clous. Ce travail, si rude en apparence, est un de ceux qui étonnent le plus le voyageur qui pénètre pour la première fois dans les montagnes qui séparent la France de l'Helvétie. Si, en entrant à Verrières, le voyageur demande à qui appartient cette belle fabrique de clous qui assourdit les gens qui montent la grande rue, on lui répond avec un accent traînard : Eh ! elle est à M. le maire .
Pour peu que le voyageur s'arrête quelques instants dans cette grande rue de Verrières, qui va en montant depuis la rive du Doubs jusque vers le sommet de la colline, il y a cent à parier contre un qu'il verra paraître un grand homme à l'air affairé et important.
A son aspect tous les chapeaux se lèvent rapidement. Ses cheveux sont grisonnants, et il est vêtu de gris. Il est chevalier de plusieurs ordres, il a un grand front, un nez aquilin, et au total sa figure ne manque pas d'une certaine régularité : on trouve même, au premier aspect, qu'elle réunit à la dignité du maire de village cette sorte d'agrément qui peut encore se rencontrer avec quarante-huit ou cinquante ans. Mais bientôt le voyageur parisien est choqué d'un certain air de contentement de soi et de suffisance mêlé à je ne sais quoi de borné et de peu inventif. On sent enfin que le talent de cet homme-là se borne à se faire payer bien exactement ce qu'on lui doit, et à payer lui-même le plus tard possible quand il doit.
Tel est le maire de Verrières, M. de Rênal. Après avoir traversé la rue d'un pas grave, il entre à la mairie et disparaît aux yeux du voyageur. Mais, cent pas plus haut, si celui-ci continue sa promenade, il aperçoit une maison d'assez belle apparence, et, à travers une grille de fer attenante à la maison, des jardins magnifiques. Au-delà, c'est une ligne d'horizon formée par les collines de la Bourgogne, et qui semble faite à souhait pour le plaisir des yeux. Cette vue fait oublier au voyageur l'atmosphère empestée des petits intérêts d'argent dont il commence à être asphyxié.
On lui apprend que cette maison appartient à M. de Rênal. C'est aux bénéfices qu'il a faits sur sa grande fabrique de clous que le maire de Verrières doit cette belle habitation en pierre de taille qu'il achève en ce moment. Sa famille, dit-on, est espagnole, antique, et, à ce qu'on prétend, établie dans le pays bien avant la conquête de Louis XIV.
Depuis 1815, il rougit d'être industriel : 1815 l'a fait maire de Verrières. Les murs en terrasse qui soutiennent les diverses parties de ce magnifique jardin qui, d'étage en étage, descend jusqu'au Doubs, sont aussi la récompense de la science de M. de Rênal dans le commerce du fer. Ne vous attendez point à trouver en France ces jardins pittoresques qui entourent les villes manufacturières de l'Allemagne, Leipsick, Francfort, Nuremberg, etc. En Franche-Comté, plus on bâtit de murs, plus on hérisse sa propriété de pierres rangées les unes au-dessus des autres, plus on acquiert de droits aux respects de ses voisins. Les jardins de M. de Rênal, remplis de murs, sont encore admirés parce qu'il a acheté, au poids de l'or, certains petits morceaux de terrain qu'ils occupent. Par exemple, cette scie à bois, dont la position singulière sur la rive du Doubs vous a frappé en entrant à Verrières, et où vous avez remarqué le nom de SOREL, écrit en caractères gigantesques sur une planche qui domine le toit, elle occupait, il y a six ans, l'espace sur lequel on élève en ce moment le mur de la quatrième terrasse des jardins de M. de Rênal.
Malgré sa fierté, M. le maire a dû faire bien des démarches auprès du vieux Sorel, paysan dur et entêté ; il a dû lui compter de beaux louis d'or pour obtenir qu'il transportât son usine ailleurs. Quant au ruisseau public qui faisait aller la scie, M. de Rênal, au moyen du crédit dont il jouit à Paris, a obtenu qu'il fût détourné. Cette grâce lui vint après les élections de 182...
Il a donné à Sorel quatre arpents pour un, à cinq cents pas plus bas sur les bords du Doubs. Et, quoique cette position fût beaucoup plus avantageuse pour son commerce de planches de sapin, le père Sorel, comme on l'appelle depuis qu'il est riche, a eu le secret d'obtenir de l'impatience et de la manie de propriétaire , qui animait son voisin, une somme de 6000 francs.
Il est vrai que cet arrangement a été critiqué par les bonnes têtes de l'endroit. Une fois, c'était un jour de dimanche, il y a quatre ans de cela, M. de Rênal, revenant de l'église en costume de maire, vit de loin le vieux Sorel, entouré de ses trois fils, sourire en le regardant. Ce sourire a porté un jour fatal dans l'âme de M. le maire, il pense depuis lors qu'il eût pu obtenir l'échange à meilleur marché.
Pour arriver à la considération publique à Verrières, l'essentiel est de ne pas adopter, tout en bâtissant beaucoup de murs, quelque plan apporté d'Italie par ces maçons, qui, au printemps, traversent les gorges du Jura pour gagner Paris. Une telle innovation vaudrait à l'imprudent bâtisseur une éternelle réputation de mauvaise tête , et il serait à jamais perdu auprès des gens sages et modérés qui distribuent la considération en Franche-Comté.
Dans le fait, ces gens sages y exercent le plus ennuyeux despotisme ; c'est à cause de ce vilain mot que le séjour des petites villes est insupportable pour qui a vécu dans cette grande république qu'on appelle Paris. La tyrannie de l'opinion, et quelle opinion ! est aussi bête dans les petites villes de France, qu'aux Etats-Unis d'Amérique.

Chapitre 2

Heureusement pour la réputation de M. de Rênal comme administrateur, un immense mur de soutènement était nécessaire à la promenade publique qui longe la colline à une centaine de pieds au-dessus du cours du Doubs. Elle doit à cette admirable position une des vues les plus pittoresques de France. Mais, à chaque printemps, les eaux de pluie sillonnaient la promenade, y creusaient des ravins et la rendaient impraticable. Cet inconvénient, senti par tous, mit M. de Rênal dans l'heureuse nécessité d'immortaliser son administration par un mur de vingt pieds de hauteur et de trente ou quarante toises de long.
Le parapet de ce mur pour lequel M. de Rênal a dû faire trois voyages à Paris, car l'avant-dernier ministre de l'Intérieur s'était déclaré l'ennemi mortel de la promenade de Verrières, le parapet de ce mur s'élève maintenant de quatre pieds au-dessus du sol. Et, comme pour braver tous les ministres présents et passés, on le garnit en ce moment avec des dalles de pierre de taille.
Combien de fois, songeant aux bals de Paris abandonnés la veille, et la poitrine appuyée contre ces grands blocs de pierre d'un beau gris tirant sur le bleu, mes regards ont plongé dans la vallée du Doubs ! Au-delà, sur la rive gauche, serpentent cinq ou six vallées au fond desquelles l'oeil distingue fort bien de petits ruisseaux. Après avoir couru de cascade en cascade on les voit tomber dans le Doubs. Le soleil est fort chaud dans ces montagnes ; lorsqu'il brille d'aplomb, la rêverie du voyageur est abritée sur cette terrasse par de magnifiques platanes. Leur croissance rapide et leur belle verdure tirant sur le bleu, ils la doivent à la terre rapportée, que M. le maire a fait placer derrière son immense mur de soutènement, car, malgré l'opposition du conseil municipal, il a élargi la promenade de plus de six pieds (quoiqu'il soit ultra et moi libéral, je l'en loue), c'est pourquoi dans son opinion et dans celle de M. Valenod, l'heureux directeur du dépôt de mendicité de Verrières, cette terrasse peut soutenir la comparaison avec celle de Saint-Germain-en-Laye.
Je ne trouve, quant à moi, qu'une chose à reprendre au COURS DE LA FIDELITE ; on lit ce nom officiel en quinze ou vingt endroits, sur des plaques de marbre qui ont valu une croix de plus à M. de Rênal ; ce que je reprocherais au Cours de la Fidélité, c'est la manière barbare dont l'autorité fait tailler et tondre jusqu'au vif ces vigoureux platanes. Au lieu de ressembler par leurs têtes basses, rondes et aplaties, à la plus vulgaire des plantes potagères, ils ne demanderaient pas mieux que d'avoir ces formes magnifiques qu'on leur voit en Angleterre. Mais la volonté de M. le maire est despotique, et deux fois par an tous les arbres appartenant à la commune sont impitoyablement amputés. Les libéraux de l'endroit prétendent, mais ils exagèrent, que la main du jardinier officiel est devenue bien plus sévère depuis que M. le vicaire Maslon a pris l'habitude de s'emparer des produits de la tonte.
Ce jeune ecclésiastique fut envoyé de Besançon, il y a quelques années, pour surveiller l'abbé Chélan et quelques curés des environs. Un vieux chirurgien-major de l'armée d'Italie retiré à Verrières, et qui de son vivant était à la fois, suivant M. le maire, jacobin et bonapartiste, osa bien un jour se plaindre à lui de la mutilation périodique de ces beaux arbres.
- J'aime l'ombre, répondit M. de Rênal avec la nuance de hauteur convenable quand on parle à un chirurgien, membre de la Légion d'honneur ; j'aime l'ombre, je fais tailler mes arbres pour donner de l'ombre, et je ne conçois pas qu'un arbre soit fait pour autre chose, quand toutefois, comme l'utile noyer, il ne rapporte pas de revenu .
Voilà le grand mot qui décide de tout à Verrières : RAPPORTER DU REVENU. A lui seul il représente la pensée habituelle de plus des trois quarts des habitants.
Rapporter du revenu est la raison qui décide de tout dans cette petite ville qui vous semblait si jolie. L'étranger qui arrive, séduit par la beauté des fraîches et profondes vallées qui l'entourent, s'imagine d'abord que ses habitants sont sensibles au beau , ils ne parlent que trop souvent de la beauté de leur pays : on ne peut pas nier qu'ils n'en fassent grand cas, mais c'est parce qu'elle attire quelques étrangers dont l'argent enrichit les aubergistes, ce qui, par le mécanisme de l'octroi, rapporte du revenu à la ville .
C'était par un beau jour d'automne que M. de Rênal se promenait sur le Cours de la Fidélité, donnant le bras à sa femme. Tout en écoutant son mari qui parlait d'un air grave, l'oeil de Mme de Rênal suivait avec inquiétude les mouvements de trois petits garçons. L'aîné, qui pouvait avoir onze ans, s'approchait trop souvent du parapet et faisait mine d'y monter. Une voix douce prononçait alors le nom d'Adolphe, et l'enfant renonçait à son projet ambitieux. Mme de Rênal paraissait une femme de trente ans, mais encore assez jolie.
- Il pourrait bien s'en repentir, ce beau monsieur de Paris, disait M. de Rênal d'un air offensé, et la joue plus pâle encore qu'à l'ordinaire. Je ne suis pas sans avoir quelques amis au Château...
Mais, quoique je veuille vous parler de la province pendant deux cents pages, je n'aurai pas la barbarie de vous faire subir la longueur et les ménagements savants d'un dialogue de province.
Ce beau monsieur de Paris, si odieux au maire de Verrières, n'était autre que M. Appert, qui, deux jours auparavant, avait trouvé le moyen de s'introduire non seulement dans la prison et le dépôt de mendicité de Verrières, mais aussi dans l'hôpital administré gratuitement par le maire et les principaux propriétaires de l'endroit.
- Mais, disait timidement Mme de Rênal, quel tort peut vous faire ce monsieur de Paris, puisque vous administrez le bien des pauvres avec la plus scrupuleuse probité ?
- Il ne vient que pour déverser le blâme, et ensuite il fera insérer des articles dans les journaux du libéralisme.
- Vous ne les lisez jamais, mon ami.
- Mais on nous parle de ces articles jacobins ; tout cela nous distrait et nous empêche de faire le bien . Quant à moi, je ne pardonnerai jamais au curé.

Chapitre 3

Il faut savoir que le curé de Verrières, vieillard de quatre-vingts ans, mais qui devait à l'air vif de ces montagnes une santé et un caractère de fer, avait le droit de visiter à toute heure la prison, l'hôpital et même le dépôt de mendicité. C'était précisément à six heures du matin que M. Appert, qui de Paris était recommandé au curé, avait eu la sagesse d'arriver dans une petite ville curieuse. Aussitôt il était allé au presbytère.
En lisant la lettre que lui écrivait M. le marquis de La Mole, pair de France, et le plus riche propriétaire de la province, le curé Chélan resta pensif.
Je suis vieux et aimé ici, se dit-il enfin à mi-voix, ils n'oseraient ! Se tournant tout de suite vers le monsieur de Paris, avec des yeux où, malgré le grand âge, brillait ce feu sacré qui annonce le plaisir de faire une belle action un peu dangereuse :
- Venez avec moi, monsieur, et en présence du geôlier et surtout des surveillants du dépôt de mendicité, veuillez n'émettre aucune opinion sur les choses que nous verrons. M. Appert comprit qu'il avait affaire à un homme de coeur : il suivit le vénérable curé, visita la prison, l'hospice, le dépôt, fit beaucoup de questions, et, malgré d'étranges réponses, ne se permit pas la moindre marque de blâme. Cette visite dura plusieurs heures.
Le curé invita à dîner M. Appert, qui prétendit avoir des lettres à écrire : il ne voulait pas compromettre davantage son généreux compagnon. Vers les trois heures, ces messieurs allèrent achever l'inspection du dépôt de mendicité, et revinrent ensuite à la prison. Là, ils trouvèrent sur la porte le geôlier, espèce de géant de six pieds de haut et à jambes arquées ; sa figure ignoble était devenue hideuse par l'effet de la terreur.
- Ah ! monsieur, dit-il au curé, dès qu'il l'aperçut, ce monsieur, que je vois là avec vous, n'est-il pas M. Appert ?
- Qu'importe ? dit le curé.
- C'est que depuis hier j'ai l'ordre le plus précis, et que M. le préfet a envoyé par un gendarme, qui a dû galoper toute la nuit, de ne pas admettre M. Appert dans la prison.
- Je vous déclare, M. Noiroud, dit le curé, que ce voyageur, qui est avec moi, est M. Appert. Reconnaissez-vous que j'ai le droit d'entrer dans la prison à toute heure du jour et de la nuit, et en me faisant accompagner par qui je veux ?
- Oui, M. le curé, dit le geôlier à voix basse, et baissant la tête comme un bouledogue que fait obéir à regret la crainte du bâton. Seulement, M. le curé, j'ai femme et enfants, si je suis dénoncé on me destituera ; je n'ai pour vivre que ma place.
- Je serais aussi bien fâché de perdre la mienne, reprit le bon curé, d'une voix de plus en plus émue. - Quelle différence ! reprit vivement le geôlier ; vous, M. le curé, on sait que vous avez 800 livres de rente, du bon bien au soleil...
Tels sont les faits qui, commentés, exagérés de vingt façons différentes, agitaient depuis deux jours toutes les passions haineuses de la petite ville de Verrières. Dans ce moment, ils servaient de texte à la petite discussion que M. de Rênal avait avec sa femme. Le matin, suivi de M. Valenod, directeur du dépôt de mendicité, il était allé chez le curé pour lui témoigner le plus vif mécontentement. M. Chélan n'était protégé par personne ; il sentit toute la portée de leurs paroles.
- Eh bien, messieurs ! je serai le troisième curé, de quatre-vingts ans d'âge, que l'on destituera dans ce voisinage. Il y a cinquante-six ans que je suis ici ; j'ai baptisé presque tous les habitants de la ville, qui n'était qu'un bourg quand j'y arrivai. Je marie tous les jours des jeunes gens, dont jadis j'ai marié les grands-pères. Verrières est ma famille ; mais je me suis dit, en voyant l'étranger : Cet homme venu de Paris peut être à la vérité un libéral, il n'y en a que trop ; mais quel mal peut-il faire à nos pauvres et à nos prisonniers ?
Les reproches de M. de Rênal, et surtout ceux de M. Valenod, le directeur du dépôt de mendicité, devenant de plus en plus vifs :
- Eh bien, messieurs ! faites-moi destituer, s'était écrié le vieux curé, d'une voix tremblante. Je n'en habiterai pas moins le pays. On sait qu'il y a quarante-huit ans, j'ai hérité d'un champ qui rapporte 800 livres. Je vivrai avec ce revenu. Je ne fais point d'économies dans ma place, moi, messieurs, et c'est peut-être pourquoi je ne suis pas si effrayé quand on parle de me la faire perdre.
M. de Rênal vivait fort bien avec sa femme ; mais ne sachant que répondre à cette idée, qu'elle lui répétait timidement : « Quel mal ce monsieur de Paris peut-il faire aux prisonniers ? » il était sur le point de se fâcher tout à fait quand elle jeta un cri. Le second de ses fils venait de monter sur le parapet du mur de la terrasse, et y courait, quoique ce mur fût élevé de plus de vingt pieds sur la vigne qui est de l'autre côté. La crainte d'effrayer son fils et de le faire tomber empêchait Mme de Rênal de lui adresser la parole. Enfin l'enfant, qui riait de sa prouesse, ayant regardé sa mère, vit sa pâleur, sauta sur la promenade et accourut à elle. Il fut bien grondé.
Ce petit événement changea le cours de la conversation.
- Je veux absolument prendre chez moi Sorel, le fils du scieur de planches, dit M. de Rênal ; il surveillera les enfants qui commencent à devenir trop diables pour nous. C'est un jeune prêtre, ou autant vaut, bon latiniste, et qui fera faire des progrès aux enfants ; car il a un caractère ferme, dit le curé. Je lui donnerai 300 francs et la nourriture. J'avais quelques doutes sur sa moralité ; car il était le benjamin de ce vieux chirurgien, membre de la Légion d'honneur, qui, sous prétexte qu'il était leur cousin, était venu se mettre en pension chez les Sorel.
Cet homme pouvait fort bien n'être au fond qu'un agent secret des libéraux ; il disait que l'air de nos montagnes faisait du bien à son asthme ; mais c'est ce qui n'est pas prouvé. Il avait fait toutes les campagnes de Buonaparté en Italie, et même avait, dit-on, signé non pour l'Empire dans le temps. Ce libéral montrait le latin au fils Sorel, et lui a laissé cette quantité de livres qu'il avait apportés avec lui. Aussi n'aurais-je jamais songé à mettre le fils du charpentier auprès de nos enfants ; mais le curé, justement la veille de la scène qui vient de nous brouiller à jamais, m'a dit que ce Sorel étudie la théologie depuis trois ans, avec le projet d'entrer au séminaire ; il n'est donc pas libéral, et il est latiniste.
Cet arrangement convient de plus d'une façon, continua M. de Rênal, en regardant sa femme d'un air diplomatique ; le Valenod est tout fier des deux beaux normands qu'il vient d'acheter pour sa calèche. Mais il n'a pas de précepteur pour ses enfants.
- Il pourrait bien nous enlever celui-ci.
- Tu approuves donc mon projet ? dit M. de Rênal, remerciant sa femme, par un sourire, de l'excellente idée qu'elle venait d'avoir. Allons, voilà qui est décidé.
- Ah, bon Dieu ! mon cher ami, comme tu prends vite un parti ! - C'est que j'ai du caractère, moi, et le curé l'a bien vu. Ne dissimulons rien, nous sommes environnés de libéraux ici. Tous ces marchands de toile me portent envie, j'en ai la certitude ; deux ou trois deviennent des richards ; eh bien ! j'aime assez qu'ils voient passer les enfants de M. de Rênal allant à la promenade sous la conduite de leur précepteur . Cela imposera. Mon grand-père nous racontait souvent que, dans sa jeunesse, il avait eu un précepteur. C'est cent écus qu'il m'en pourra coûter, mais ceci doit être classé comme une dépense nécessaire pour soutenir notre rang.
Cette résolution subite laissa Mme de Rênal toute pensive. C'était une femme grande, bien faite, qui avait été la beauté du pays, comme on dit dans ces montagnes. Elle avait un certain air de simplicité, et de la jeunesse dans la démarche ; aux yeux d'un Parisien, cette grâce naïve, pleine d'innocence et de vivacité, serait même allée jusqu'à rappeler des idées de douce volupté. Si elle eût appris ce genre de succès, Mme de Rênal en eût été bien honteuse. Ni la coquetterie, ni l'affectation n'avaient jamais approché de ce coeur. M. Valenod, le riche directeur du dépôt, passait pour lui avoir fait la cour, mais sans succès, ce qui avait jeté un éclat singulier sur sa vertu ; car ce M. Valenod, grand jeune homme, taillé en force, avec un visage coloré et de gros favoris noirs, était un de ces êtres grossiers, effrontés et bruyants, qu'en province on appelle de beaux hommes.
Mme de Rênal, fort timide, et d'un caractère en apparence fort inégal, était surtout choquée du mouvement continuel et des éclats de voix de M. Valenod. L'éloignement qu'elle avait pour ce qu'à Verrières on appelle de la joie, lui avait valu la réputation d'être très fière de sa naissance. Elle n'y songeait pas, mais avait été fort contente de voir les habitants de la ville venir moins chez elle. Nous ne dissimulerons pas qu'elle passait pour sotte aux yeux de leurs dames, parce que, sans nulle politique à l'égard de son mari, elle laissait échapper les plus belles occasions de se faire acheter de beaux chapeaux de Paris ou de Besançon. Pourvu qu'on la laissât seule errer dans son beau jardin, elle ne se plaignait jamais.
C'était une âme naïve, qui jamais ne s'était élevée même jusqu'à juger son mari, et à s'avouer qu'il l'ennuyait. Elle supposait, sans se le dire, qu'entre mari et femme il n'y avait pas de plus douces relations. Elle aimait surtout M. de Rênal quand il lui parlait de ses projets sur leurs enfants, dont il destinait l'un à l'épée, le second à la magistrature, et le troisième à l'Eglise. En somme, elle trouvait M. de Rênal beaucoup moins ennuyeux que tous les hommes de sa connaissance.
Ce jugement conjugal était raisonnable. Le maire de Verrières devait une réputation d'esprit et surtout de bon ton à une demi-douzaine de plaisanteries dont il avait hérité d'un oncle. Le vieux capitaine de Rênal servait avant la Révolution dans le régiment d'infanterie de M. le duc d'Orléans, et, quand il allait à Paris, était admis dans les salons du prince. Il y avait vu Mme de Montesson, la fameuse Mme de Genlis, M. Ducrest, l'inventeur du Palais-Royal. Ces personnages ne reparaissaient que trop souvent dans les anecdotes de M. de Rênal. Mais peu à peu ce souvenir de choses aussi délicates à raconter était devenu un travail pour lui, et, depuis quelque temps, il ne répétait que dans les grandes occasions ses anecdotes relatives à la maison d'Orléans. Comme il était d'ailleurs fort poli, excepté lorsqu'on parlait d'argent, il passait, avec raison, pour le personnage le plus aristocratique de Verrières.

Maintenant Je suis sur d'avoir fait le commentaire le plus long de tout le serveur!
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MessageSujet: Re: Course au nether   Mer 15 Jan - 20:48

on va finir par avoir des problème de droit d'hauteur  lol! lol! lol! lol! 

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La chance, c est quand la préparation rencontre l'opportunité
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MessageSujet: Re: Course au nether   Mer 15 Jan - 21:01

Nope, si l'auteur est mort il y a plus de 70 ans, l’œuvre devient publique; donc pour Stendhal ça doit être bon ^^

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MessageSujet: Re: Course au nether   Mer 15 Jan - 21:16

Punaise je voulais mettre le début de la bible mais c'est trop long donc voilà:


L'Odyssée d'Homère (traduction de Leconte de Lisle, 1818-1894) comme ca pas de problème de droits d'auteurs.





Dis-moi, Muse, cet homme subtil qui erra si longtemps,
après qu'il eut renversé la citadelle sacrée de Troiè.
Et il vit les cités de peuples nombreux, et il connut leur esprit ;
et, dans son coeur, il endura beaucoup de maux, sur la mer,
[5] pour sa propre vie et le retour de ses compagnons
Mais il ne les sauva point, contre son désir ;
et ils périrent par leur impiété,
les insensés ! ayant mangé les boeufs de Hèlios Hypérionade.
Et ce dernier leur ravit l'heure du retour.
[10] Dis-moi une partie de ces choses, Déesse, fille de Zeus.
Tous ceux qui avaient évité la noire mort, échappés
de la guerre et de la mer, étaient rentrés dans leurs demeures ;
mais Odysseus restait seul, loin de son pays et de sa femme,
et la vénérable Nymphe Kalypsô, la très-noble Déesse, le retenait
[15] dans ses grottes creuses, le désirant pour mari.
Et quand le temps vint, après le déroulement des années,
où les Dieux voulurent qu'il revît sa demeure
en Ithakè, même alors il devait subir des combats
au milieu des siens. Et tous les Dieux le prenaient en pitié,
[20] excepté Poseidaôn, qui était toujours irrité
contre le divin Odysseus, jusqu'à ce qu'il fût rentré dans son pays.
Et Poseidaôn était allé chez les Aithiopiens
qui habitent au loin et sont partagés en deux peuples, dont l'un
regarde du côté de Hypériôn, au couchant, et l'autre au levant.
[25] Et le Dieu y était allé pour une hécatombe de taureaux et
d'agneaux. Et comme il se réjouissait, assis à ce repas, les autres
Dieux étaient réunis dans la demeure royale de Zeus Olympien.
Et le Père des hommes et des Dieux commença de leur parler,
se rappelant dans son coeur l'irréprochable Aigisthos
[30] que l'illustre Orestès Agamemnonide avait tué.
Se souvenant de cela, il dit ces paroles aux Immortels :
- Ah ! combien les hommes accusent les Dieux !
Ils disent que leurs maux viennent de nous,
et, seuls, ils aggravent leur destinée par leur démence.
[35] Maintenant, voici qu'Aigisthos, contre le destin,
a épousé la femme de l'Atréide et a tué ce dernier,
sachant quelle serait sa mort terrible ; car nous l'avions prévenu
par Herméias, le vigilant tueur d'Argos,
de ne point tuer Agamemnôn et de ne point désirer sa femme,
[40] de peur que l'Atréide Orestès se vengeât,
ayant grandi et désirant revoir son pays.
Herméias parla ainsi, mais son conseil salutaire n'a point persuadé
l'esprit d'Aigisthos, et, maintenant, celui-ci a tout expié d'un coup.
Et Athènè, la Déesse aux yeux clairs, lui répondit :
[45] - Ô notre Père, Kronide, le plus haut des Rois !
celui-ci du moins a été frappé d'une mort juste.
Qu'il meure ainsi celui qui agira de même !
Mais mon coeur est déchiré au souvenir du brave Odysseus,
le malheureux ! qui souffre depuis longtemps loin des siens,
[50] dans une île, au milieu de la mer, et où en est le centre.
Et, dans cette île plantée d'arbres, habite une Déesse,
la fille dangereuse d'Atlas, lui qui connaît
les profondeurs de la mer, et qui porte les hautes colonnes
dressées entre la terre et l'Ouranos.
[55] Et sa fille retient ce malheureux qui se lamente
et qu'elle flatte toujours de molles et douces paroles,
afin qu'il oublie Ithakè ;
mais il désire revoir la fumée
de son pays et souhaite de mourir. Et ton coeur
[60] n'est point touché, Olympien, par les sacrifices qu'Odysseus
accomplissait pour toi auprès des nefs Argiennes, devant
la grande Troiè. Zeus, pourquoi donc es-tu si irrité contre lui ?
Et Zeus qui amasse les nuées, lui répondant, parla ainsi :
- Mon enfant, quelle parole s'est échappée d'entre tes dents ?
[65] Comment pourrais-je oublier le divin Odysseus, qui,
par l'intelligence, est au-dessus de tous les hommes, et qui offrait
le plus de sacrifices aux Dieux qui vivent toujours et qui habitent
le large Ouranos ? Mais Poseidaôn qui entoure la terre est
constamment irrité à cause du Kyklôps qu'Odysseus a aveuglé,
[70] Polyphèmos tel qu'un Dieu, le plus fort
des Kyklôpes. La Nymphe Thoôsa,
fille de Phorkyn, maître de la mer sauvage,
l'enfanta, s'étant unie à Poseidaôn dans ses grottes creuses.
C'est pour cela que Poseidaôn qui secoue la terre,
[75] ne tuant point Odysseus, le contraint d'errer loin de son pays.
Mais nous, qui sommes ici, assurons
son retour ; et Poseidaôn oubliera
sa colère, car il ne pourra rien,
seul, contre tous les Dieux Immortels.
[80] Et la Déesse Athènè aux yeux clairs lui répondit :
- Ô notre Père, Kronide, le plus haut des Rois !
s'il plaît aux Dieux heureux
que le sage Odysseus retourne en sa demeure,
envoyons le Messager Herméias, tueur d'Argos,
[85] dans l'île Ogygiè, afin qu'il avertisse
la Nymphe à la belle chevelure que nous avons résolu
le retour d'Odysseus à l'âme forte et patiente.
Et moi j'irai à Ithakè, et
j'exciterai son fils et lui inspirerai la force,
[90] ayant réuni l'agora des Akhaiens chevelus, de chasser
tous les Prétendants qui égorgent ses brebis nombreuses
et ses boeufs aux jambes torses et aux cornes recourbées.
Et je l'enverrai à Spartè et dans la sablonneuse Pylos,
afin qu'il s'informe du retour de son père
[95] bienaimé, et qu'il soit très-honoré parmi les hommes.
Ayant ainsi parlé, elle attacha à ses pieds de belles
sandales ambroisiennes, dorées, qui la portaient sur la mer
et sur l'immense terre comme le souffle du vent.
Et elle prit une forte lance, armée d'un airain aigu,
[100] lourde, grande et solide, avec laquelle elle dompte la foule des
hommes héroïques contre qui, fille d'un père puissant, elle est
irritée. Et, s'étant élancée du faite de l'Olympos, elle descendit
au milieu du peuple d'Ithakè, dans le vestibule d'Odysseus,
au seuil de la cour, avec la lance d'airain en main,
[105] et semblable à un étranger, au chef des Taphiens, à Mentès.
Et elle vit les Prétendants insolents qui
jouaient aux jetons devant les portes,
assis sur la peau des boeufs qu'ils avaient tués eux-mêmes.
Et des hérauts et des serviteurs s'empressaient autour d'eux ;
[110] et les uns mêlaient l'eau et le vin dans les kratères ;
et les autres lavaient les tables avec les éponges poreuses ;
et, les ayant dressées, partageaient les viandes abondantes.
Et, le premier de tous, le divin Tèlémakhos vit Athènè.
Et il était assis parmi les Prétendants, le coeur triste,
[115] voyant en esprit son brave père revenir soudain,
chasser les Prétendants hors de ses demeures,
ressaisir sa puissance et régir ses biens.
Or, songeant à cela, assis parmi eux, il vit Athènè :
et il alla dans le vestibule, indigné qu'un
[120] étranger restât longtemps debout à la porte. Et il s'approcha,
lui prit la main droite, reçut la lance d'airain
et dit ces paroles ailées :
- Salut, Étranger. Tu nous seras ami, et, après le
repas, tu nous diras ce qu'il te faut.
[125] Ayant ainsi parlé, il le conduisit, et Pallas Athènè le suivit.
Et lorsqu'ils furent entrés dans la haute demeure,
il appuya la lance contre une longue colonne,
dans un arsenal luisant où étaient déjà rangées beaucoup
d'autres lances d'Odysseus à l'âme ferme et patiente.
[130] Et il fit asseoir Athènè, ayant mis un beau tapis
bien travaillé sur le thrône, et, sous ses pieds, un escabeau.
Pour lui-même il plaça auprès d'elle un siège sculpté, loin des
Prétendants, afin que l'étranger ne souffert point du
repas tumultueux, au milieu de convives injurieux,
[135] et afin de l'interroger sur son père absent. Et une servante
versa, pour les ablutions, de l'eau dans un bassin d'argent,
d'une belle aiguière d'or ; et elle dressa auprès d'eux une table
luisante. Puis, une Intendante vénérable apporta
du pain et couvrit la table de mets nombreux et réservés ;
[140] et un découpeur servit les plats
de viandes diverses et leur
offrit des coupes d'or ;
et un héraut leur servait souvent du vin.
Et les Prétendants insolents entrèrent.
[145] Ils s'assirent en ordre sur des sièges et sur des thrônes :
et des hérauts versaient de l'eau sur leurs mains
; et les servantes entassaient le pain dans les corbeilles,
et les jeunes hommes emplissaient de vin les kratères.
Puis, les Prétendants mirent la main sur les mets ;
[150] et, quand leur faim et leur soif furent assouvies,
ils désirèrent autre chose,
la danse et le chant, ornements des repas.
Et un héraut mit une très-belle kithare aux mains de
Phèmios, qui chantait là contre son gré.
[155] Et il joua de la kithare et commença de bien chanter.
Mais Tèlémakhos dit à Athènè aux yeux clairs,
en penchant la tête, afin que les autres ne pussent entendre :
- Cher Étranger, seras-tu irrité de mes paroles ?
La kithare et le chant plaisent aisément à ceux-ci,
[160] car ils mangent impunément le bien d'autrui,
la richesse d'un homme dont les ossements blanchis pourrissent à
la pluie, quelque part, sur la terre ferme ou dans les flots de la mer
qui les roule. Certes, s'ils le voyaient de retour à Ithakè,
tous préféreraient des pieds rapides
[165] à l'abondance de l'or et aux riches vêtements !
Mais il est mort, subissant une mauvaise destinée ; et il ne nous
reste plus d'espérance, quand même un des habitants de la terre
nous annoncerait son retour, car ce jour n'arrivera jamais.
Mais parle-moi, et réponds sincèrement.
[170] Qui es-tu, et de quelle race ? Où est ta ville et quels sont tes
parents ? Sur quelle nef es-tu venu ? Quels matelots
t'ont conduit à Ithakè, et qui sont-ils ?
Car je ne pense pas que tu sois venu à pied.
Et dis-moi vrai, afin que je sache :
[175] viens-tu pour la première fois, ou bien es-tu un hôte de mon
père ? Car beaucoup d'hommes connaissent notre demeure,
et Odysseus aussi visitait les hommes.
Et la Déesse Athènè aux yeux clairs lui répondit :
- Je te dirai des choses sincères.
[180] Je me vante d'être Mentès, fils du brave Ankhialos, et je
commande aux Taphiens, amis des avirons. Et voici que j'ai abordé
ici avec une nef et des compagnons, voguant sur la noire mer
vers des hommes qui parlent une langue étrangère, vers Témésè,
où je vais chercher de l'airain et où je porte du fer luisant.
[185] Et ma nef s'est arrêtée là, près de la campagne, en dehors de la
ville, dans le port Rhéitrôs, sous le Néios couvert de bois.
Et nous nous honorons d'être unis par l'hospitalité,
dès l'origine, et de père en fils. Tu peux aller interroger sur ceci
le vieux Laertès, car on dit qu'il ne vient plus à la ville,
[190] mais qu'il souffre dans une campagne éloignée,
seul avec une vieille femme qui lui sert à manger et à boire,
quand il s'est fatigué à parcourir
sa terre fertile plantée de vignes.
Et je suis venu, parce qu'on disait que
[195] ton père était de retour ; mais les Dieux entravent sa route.
Car le divin Odysseus n'est point encore mort sur la terre ;
et il vit, retenu en quelque lieu de la vaste mer,
dans une île entourée des flots ; et des hommes rudes et farouches,
ses maîtres, le retiennent par la force.
[200] Mais, aujourd'hui, je te prédirai
ce que les Immortels m'inspirent et ce qui s'accomplira,
bien que je ne sois point un divinateur et que j'ignore les augures.
Certes, il ne restera point longtemps loin de la chère terre natale,
même étant chargé de liens de fer.
[205] Et il trouvera les moyens de revenir, car il est fertile en ruses.
Mais parle, et dis-moi sincèrement
si tu es le vrai fils d'Odysseus lui-même.
Tu lui ressembles étrangement par la tête et la beauté des yeux.
Car nous nous sommes rencontrés souvent,
[210] avant son départ pour Troiè, où allèrent aussi,
sur leurs nefs creuses, les autres chefs Argiens.
Depuis ce temps je n'ai plus vu Odysseus, et il ne m'a plus vu.
Et le sage Tèlémakhos lui répondit :
- Étranger, je te dirai des choses très-sincères.
[215] Ma mère dit que je suis fils d'Odysseus, mais moi,
je n'en sais rien, car nul ne sait par lui-même qui est son père.
Que ne suis-je plutôt le fils de quelque homme heureux
qui dût vieillir sur ses domaines ! Et maintenant,
on le dit, c'est du plus malheureux des hommes mortels
[220] que je suis né, et c'est ce que tu m'as demandé.
Et la Déesse Athènè aux yeux clairs lui répondit :
- Les Dieux ne t'ont point fait sortir d'une race sans gloire
dans la postérité, puisque Pènélopéia t'a enfanté tel que te voilà.
Mais parle, et réponds-moi sincèrement.
[225] Quel est ce repas ? Pourquoi cette assemblée ? En avais-tu
besoin ? Est-ce un festin ou une noce ? Car ceci n'est point payé
en commun, tant ces convives mangent avec insolence et
arrogance dans cette demeure ! Tout homme, d'un esprit sensé du
moins, s'indignerait de te voir au milieu de ces choses honteuses.
[230] Et le sage Tèlémakhos lui répondit :
- Étranger, puisque tu m'interroges sur ceci,
cette demeure fut autrefois riche et honorée,
tant que le héros habita le pays ; mais, aujourd'hui,
les Dieux, source de nos maux, en ont décidé autrement,
[235] et ils ont fait de lui le plus ignoré d'entre tous les hommes.
Et je ne le pleurerais point ainsi, même le sachant mort,
s'il avait été frappé avec ses compagnons, parmi le peuple
des Troiens, ou s'il était mort entre des mains amies, après la guerre.
Alors les Panakhaiens lui eussent bâti un tombeau,
[240] et il eût légué à son fils une grande gloire dans la postérité.
Mais, aujourd'hui, les Harpyes l'ont enlevé obscurément, et il est
mort, et nul n'a rien su, ni rien appris de lui, et il ne m'a laissé que les
douleurs et les lamentations. Mais je ne gémis point uniquement
sur lui, et les Dieux m'ont envoyé d'autres peines amères.
[245] Tous ceux qui commandent aux îles,
à Doulikios, à Samè, à Zakyntos couverte de bois,
et ceux qui commandent dans la rude Ithakè,
tous recherchent ma mère et épuisent ma demeure.
Et ma mère ne peut refuser des noces odieuses ni mettre fin à ceci ;
[250] et ces hommes épuisent ma demeure en mangeant,
et ils me perdront bientôt aussi.
Et, pleine de pitié, Pallas Athènè lui répondit :
- Ah ! sans doute, tu as grand besoin d'Odysseus
qui mettrait la main sur ces Prétendants injurieux !
[255] Car s'il survenait et se tenait debout sur le seuil de la porte,
avec le casque et le bouclier et deux piques,
tel que je le vis pour la première fois
buvant et se réjouissant dans notre demeure,
à son retour d'Ephyrè, d'auprès d'Illos Merméridaïde ;
[260] - car Odysseus était allé chercher là, sur une nef rapide,
un poison mortel, pour y tremper ses flèches
armées d'une pointe d'airain ; et Illos ne voulut point le lui
donner, redoutant les Dieux qui vivent éternellement,
mais mon père, qui l'aimait beaucoup, le lui donna ;
[265] - si donc Odysseus, tel que je le vis, survenait au milieu des
Prétendants, leur destinée serait brève et leurs noces seraient
amères ! Mais il appartient aux Dieux de décider
s'il reviendra, ou non, les punir
dans sa demeure. Je t'exhorte donc à chercher
[270] comment tu pourras les chasser d'ici.
Maintenant, écoute, et souviens-toi de mes paroles.
Demain, ayant réuni l'agora des héros Akhaiens,
parle-leur, et prends les Dieux à témoin.
Contrains les Prétendants de se retirer chez eux.
[275]Que ta mère, si elle désire d'autres noces,
retourne dans la demeure de son père qui a une grande puissance.
Ses proches la marieront et lui donneront
une aussi grande dot qu'il convient à une fille bien-aimée.
Et je te conseillerai sagement, si tu veux m'en croire.
[280] Arme ta meilleure nef de vingt rameurs,
et va t'informer de ton père parti depuis si longtemps,
afin que quelqu'un des hommes t'en parle, ou que tu entendes un
de ces bruits de Zeus qui dispense le mieux la gloire aux hommes.
Rends-toi d'abord à Pylos et interroge le divin Nestôr ;
[285] puis à Spartè, auprès du blond Ménélaos,
qui est revenu le dernier des Akhaiens cuirassés d'airain.
Si tu apprends que ton père est vivant et revient,
attends encore une année, malgré ta douleur ;
mais si tu apprends qu'il est mort, ayant cessé d'exister,
[290] reviens dans la chère terre natale,
pour lui élever un tombeau et célébrer de grandes funérailles
comme il convient, et donner ta mère à un mari. Puis, lorsque tu auras fait et achevé tout cela,
songe, de l'esprit et du coeur,
[295] à tuer les Prétendants dans ta demeure,
par ruse ou par force. Il ne faut plus te livrer
aux choses enfantines, car tu n'en as plus l'âge.
Ne sais-tu pas de quelle gloire s'est couvert le divin Orestès
parmi les hommes, en tuant le meurtrier de son père illustre,
[300] Aigisthos aux ruses perfides ?
Toi aussi, ami, que voilà grand et beau,
sois brave, afin que les hommes futurs te louent.
Je vais redescendre vers ma nef rapide
et mes compagnons qui s'irritent sans doute de m'attendre.
[305]Souviens-toi, et ne néglige point mes paroles.
Et le sage Tèlémakhos lui répondit :
- Étranger, tu m'as parlé en ami,
comme un père à son fils, et je n'oublierai jamais tes paroles.
Mais reste, bien que tu sois pressé,
[310] afin que t'étant baigné et'ayant charmé ton coeur,
tu retournes vers ta nef, plein de joie,
avec un présent riche et précieux qui te viendra
de moi et sera tel que des amis en offrent à leurs hôtes.
Et la Déesse Athènè aux yeux clairs lui répondit :
[315] - Ne me retiens plus, il faut que je parte.
Quand je reviendrai, tu me donneras ce présent que ton coeur me
destine, afin que je l'emporte dans ma demeure.
Qu'il soit fort beau, et que je puisse t'en offrir un semblable.
Et Athènè aux yeux clairs, ayant ainsi parlé,
[320] s'envola et disparut comme un oiseau ; mais elle lui laissa au
coeur la force et l'audace et le souvenir plus vif de son père.
Et lui, le coeur plein de crainte, pensa
dans son esprit que c'était un Dieu.
Puis, le divin jeune homme s'approcha des Prétendants.
[325] Et l'Aoide très-illustre chantait, et ils étaient assis,
l'écoutant en silence. Et il chantait le retour fatal des Akhaiens,
que Pallas Athènè leur avait infligé au sortir de Troiè.
Et, de la haute chambre,
la fille d'Ikarios, la sage Pènélopéia,
[330] entendit ce chant divin, et elle descendit l'escalier élevé,
non pas seule, mais suivie de deux servantes.
Et quand la divine femme fut auprès des Prétendants,
elle resta debout contre la porte, sur le seuil de la salle solidement
construite, avec un beau voile sur les joues,
[335] et les honnêtes servantes se tenaient à ses côtés.
Et elle pleura et dit à l'Aoide divin :
- Phèmios, tu sais d'autres chants par lesquels les Aoides
célèbrent les actions des hommes et des Dieux.
Assis au milieu de ceux-ci, chante-leur une de ces choses,
[340] tandis qu'ils boivent du vin en silence ; mais cesse ce
triste chant qui déchire mon coeur dans ma poitrine,
puisque je suis la proie d'un deuil que je ne puis oublier.
Car je pleure une tête bien aimée, et je garde le souvenir
éternel de l'homme dont la gloire emplit Hellas et Argos.
[345] Et le sage Tèlémakhos lui répondit :
- Ma mère, pourquoi défends-tu que ce doux Aoide nous réjouisse, comme son esprit le lui inspire ? Les Aoides
ne sont responsables de rien, et Zeus dispense ses dons
aux poètes comme il lui plaît.
[350] Il ne faut point t'indigner contre celui-ci
parce qu'il chante la sombre destinée des Danaens,
car les hommes chantent toujours les choses les plus récentes.
Aie donc la force d'âme d'écouter.
Odysseus n'a point perdu seul,
[355] à Troiè, le jour du retour, et beaucoup d'autres y sont morts
aussi. Rentre dans ta demeure ; continue tes travaux
à l'aide de la toile et du fuseau, et remets tes servantes
à leur tâche. La parole appartient aux hommes,
et surtout à moi qui commande ici.
[360] Étonnée, Pènélopéia s'en retourna chez elle,
emportant dans son coeur les sages paroles de son fils.
Remontée dans les hautes chambres, avec ses femmes,
elle pleura Odysseus, son cher mari, jusqu'à ce que Athènè
aux yeux clairs eût répandu un doux sommeil sur ses paupières.
[365] Et les Prétendants firent un grand bruit dans la sombre
demeure, et tous désiraient partager son lit.
Et le sage Tèlémakhos commença de leur parler : - Prétendants
de ma mère, qui avez une insolence arrogante, maintenant
réjouissons-nous, mangeons et ne poussons point de clameurs,
[370] car il est bien et convenable d'écouter un tel Aoide
qui est semblable aux Dieux par sa voix ;
mais, dès l'aube, rendons-nous tous à l'agora,
afin que je vous déclare nettement que vous ayez tous
à sortir d'ici. Faites d'autres repas,
[375] mangez vos biens en vous recevant tour à tour dans vos
demeures ; mais s'il vous paraît meilleur de dévorer impunément
la subsistance d'un seul homme, dévorez-la.
Moi, je supplierai les Dieux qui vivent toujours,
afin que Zeus ordonne que votre action soit punie,
[380] et vous périrez peut-être sans vengeance dans cette demeure.
Il parla ainsi, et tous, se mordant les lèvres,
s'étonnaient que Tèlémakhos parlât avec cette audace.
Et Antinoos, fils d'Eupeithès, lui répondit :
Tèlémakhos, certes, les Dieux mêmes t'enseignent
[385] à parler haut et avec audace ;
mais puisse le Kroniôn ne point te faire roi dans Ithakè
entourée des flots, bien qu'elle soit ton héritage par ta naissance !
Et le sage Tèlémakhos lui répondit :
- Antinoos, quand tu t'irriterais contre moi à cause de mes paroles,
[390] je voudrais être roi par la volonté de Zeus.
Penses-tu qu'il soit mauvais de l'être parmi les hommes ?
Il n'est point malheureux de régner.
On possède une riche demeure, et on est honoré.
Mais beaucoup d'autres rois Akhaiens,
[395] jeunes et vieux, sont dans Ithakè entourée des flots.
Qu'un d'entre eux règne, puisque le divin Odysseus est mort.
Moi, du moins, je serai le maître de la demeure
et des esclaves que le divin Odysseus a conquis pour moi.
Et Eurymakhos, fils de Polybos, lui répondit :
[400] - Tèlémakhos, il appartient aux Dieux de décider
quel sera l'Akhaien qui régnera dans Ithakè entourée
des flots. Pour toi, possède tes biens et commande en ta
demeure, et que nul ne te dépouille jamais par violence
et contre ton gré, tant que Ithakè sera habitée.
[405] Mais je veux, ami, t'interroger sur cet étranger.
D'où est-il ? De quelle terre se vante-t-il de sortir ?
Où est sa famille ? Où est son pays ?
Apporte-t-il quelque nouvelle du retour de ton père ?
Est-il venu réclamer une dette ?
[410] Il est parti promptement et n'a point daigné se faire connaître.
Son aspect, d'ailleurs, n'est point celui d'un misérable.
Et le sage Tèlémakhos lui répondit :
- Eurymakhos, certes, mon père ne reviendra plus,
et je n'en croirais pas la nouvelle, s'il m'en venait ;
[415]et je ne me soucie point des prédictions que ma mère
demande au Divinateur qu'elle a appelé dans cette
demeure. Mais cet hôte de mes pères est de Taphos ;
et il se vante d'être Mentès, fils du brave Ankhialos,
et il commande aux Taphiens, amis des avirons.
[420] Et Tèlémakhos parla ainsi ; mais, dans son coeur, il avait
reconnu la Déesse immortelle. Donc, les Prétendants, se livrant
aux danses et au chant, se réjouissaient en attendant le soir,
et comme ils se réjouissaient, la nuit survint..
Alors, désirant dormir, chacun d'eux rentra dans sa demeure.
[425] Et Tèlémakhos monta dans la chambre haute qui avait été
construite pour lui dans une belle cour, et d'où l'on voyait
de tous côtés. Et il se coucha, l'esprit plein de pensées.
Et la sage Eurykléia portait des flambeaux allumés
et elle était fille d'Ops Peisènôride,
[430] et Laertès l'avait achetée, dans sa première jeunesse,
et payée du prix de vingt boeufs,
et il l'honorait dans sa demeure, autant qu'une chaste épouse ;
mais il ne s'était point uni à elle, pour éviter la colère de sa femme.
Elle portait des flambeaux allumés auprès de Tèlémakhos,
[435] étant celle qui l'aimait le plus, l'ayant nourri et élevé depuis
son enfance. Elle ouvrit les portes de la chambre solidement
construite. Et il s'assit sur le lit, ôta sa molle tunique
et la remit entre les mains de la vieille femme aux sages conseils.
Elle plia et arrangea la tunique avec soin
[440] et la suspendit à un clou auprès du lit sculpté.
Puis, sortant de la chambre, elle attira la porte par un anneau
d'argent dans lequel elle poussa le verrou à l'aide d'une courroie.
Et Tèlémakhos, couvert d'une toison de brebis, médita,
pendant toute la nuit, le voyage que Athènè lui avait conseillé.

Et en russe ca donne ça:

Одиссея Гомера (перевод Леконт де Лиль , 1818-1894 )





Скажите, Муза , это тонкое человек, который бродил так долго,
после того как он сверг священную цитадель Трои.
И он увидел городов многих народов , и он знал, их умы ;
и в его сердце , он пережил много боли, море ,
[5] для его собственной жизни и возвращения своих товарищей
Но он спас им точку против его желания;
и они погибли от своего нечестия,
дураки ! кто ел волов Гелиоса Hypérionade .
И это радует их время назад .
[10] Скажи мне некоторые из этих вещей , богини , дочери Зевса .
Все те, кто избегал черной смерти , бежал
война и море, вернулись в свои дома ;
но Одиссей был один, далеко от дома и его жены ,
и почтенный нимфа Калипсо , самая благородная богиня, держал его
[15] в своих полых пещер , ищу мужа.
А когда пришло время, после курса лет ,
где боги жаль, что он увидел, его останки
в Итаке , даже тогда это было запланировано бои
среди своего народа . И все боги сжалились ,
[20] , кроме Посейдона , который был все еще зол
против Улисс , пока он не вернется в свою страну.
Посейдон и пошел в Aithiopiens
кто живет далеко и делятся на две нации , одна
смотреть в Hyperion , на закате, а другой на восток.
[25] И Бог пошел туда для убоя быков и
ягнят . И, как он радовался , сидя за этой еды , другие
Боги были собраны в королевском дворце Зевса Олимпийского .
И Отец людей и богов стали говорить с ними ,
вспоминая в своем сердце безупречное Aigisthos
[30] показывает, что Agamemnonide Орест убил .
Вспомнив об этом , он сказал эти слова, чтобы Бессмертных :
- Ах! как мужчины виноваты богов !
Они говорят, что их зло исходить от нас ,
и только они ухудшают свою судьбу по их слабоумия.
[35] Теперь здесь qu'Aigisthos , против судьбы ,
женился на жене Агамемнона и убил его ,
зная, что будет его ужасная смерть , потому что мы предупредили
Hermeias по неусыпным убийца Аргос ,
не убивать Агамемнона и не желать жену ,
[40] чтобы Агамемнон Орест отомстить ,
выросши и желая рассмотреть свою страну .
Hermeias говорил , но его благотворное адвокат не уверен,
Aigisthos дух, и теперь он искупил все внезапно .
И Минерва, богиня Шустрый , ответил :
[45] - О наш Отец , сын Сатурна , самая высокая из королей !
это была удача , по крайней мере только смерть .
Он умирает, и тот, который будет делать то же самое !
Но мое сердце разрывается в память о храбром Одиссея ,
бедных! многострадальный далеко от дома,
[50] на острове в середине моря, и где центр .
И , на этом острове с деревьями , живет богиня
опасно дочь Атласа , кто знает
глубины моря, и который несет в себе высокие колонны
возведен между землей и Урана.
[55] И его девушка держит несчастный , кто сетует
и до сих пор льстить мягкие и нежные слова ,
он забывает в Итаку ;
но он хочет курить снова
его страна и хочет умереть . И ваше сердце
[60] не тронули , Olympian жертвы по Одиссея
выполняется для вас на корабли аргивяне до
великий Трой . Зевс , почему ты так зол на него?
И Зевс , который собирает тучи , отвечая ему , говорил так:
- Мой ребенок , какое слово бежал из между зубами ?
[65] Как я могу забыть Одиссея , который
интеллектом , это, прежде всего мужчин , и предложил
величайшие жертвы богам , которые до сих пор живут и живут
Широкий рай? Но Нептун прилегающих земель
постоянно раздражены из-за Kyklops Одиссея ослепленных ,
[70] Полифем такие как Бог, самый сильный
Циклоп . Нимфа Thoosa ,
Phorkyn девушка , мастер дикой море ,
отверстие , объединившись с Посейдоном в ее полых пещер .
Вот почему Посейдон , кто сотрясает землю ,
[75] убивают точку Одиссей ,вынужден скитаться вдали от дома .
Но мы , кто здесь , убедитесь, что
его возвращение , и Нептун забыть
его гнев , потому что он ничего не может сделать ,
один против всех богов бессмертных.
[80] И Шустрый богиня Минерва ответил :
- О наш Отец , сын Сатурна , самая высокая из королей !
пожалуйста боги счастливы
мудрый Одиссей возвращается к себе домой,
отправить Посланник Hermeias убийцу Аргос ,
[85] на острове Огигия , так что предупреждения
Нимфа в красивых волос , что мы решена
возвращение Одиссея сильной и терпеливой души.
И я пойду на Итаку , и
Я подниму его сына и будет вдохновлять ему силы ,
[90] вместе с агоры волосами ахейцев , охота
все его многочисленные женихи , которые резать баранов
волов ноги скрученные и изогнутые рога .
И пошлю в Спарту и Пилос ,
так что он сообщает о возвращении отца
[95] Возлюбленные и большая честь среди мужчин .
Сказав это , она привязала ноги красивая
ambroisiennes сандалии , золото, которые сосредоточены на море
и огромная земля , как ветер .
И она взяла сильную копье , вооруженный острым бронзы
[100] тяжелые, большие и сильные, с которой она укрощает толпу
героические люди , против которых , дочерью могущественного отца, она является
раздражен. И, будучи тонкий изготовлен из Олимпос , она пошла
в середине Итака людей в притворе Одиссея ,
порог суда , с наглой копьем в руке ,
[105] и похож на иностранца , главный Taphians к Menteş .
И она увидела, что наглые женихов
играл с чипами в передних дверях ,
сидя на коже скота они сами убили .
И глашатаи и слуги столпились вокруг них ;
[110] и один смешанный вода и вино в kratères ;
и другие таблицы промывают пористых губок ;
и , с поднятой , поделился с избытком мяса.
И , прежде всего, божественный Телемах увидел Минерва.
И он сидел среди женихов , грустью ,
[115] увидел в его уме назад храбрый отец вдруг
преследовать женихов из своих жилищ ,
восстановить свою власть и регулирования его свойство .
Однако , подумав, что , сидя среди них он увидел Минерва :
и пошел в зал , возмущен тем, что
[ 120 ] за границей долгое время оставался стоял у двери . И он пошел,
взяла его правую руку , получил бронзовую копье
и сказал, что эти крылатые слова :
- Привет, незнакомец . Ты будешь друга нам , и после
еда , мы говорим вам, что вам нужно.
[125] Сказав , он взял его и Паллас Минерва последовал за ним.
И когда они пришли в верхней палате ,
он прислонился к копьем длинную колонну ,
в блестящей арсенале которой уже были много строк
другие шланги Одиссей к душе фирмы и пациентом .
[130] И он сидеть Минерва , нанеся красивый ковер
работал хорошо на троне , и под ногами ,стремянки .
Для себя он поставил рядом с нейместо резные далеко
Женихи , так что иностранец пострадал точка
еда бурной фоне гостей оскорбления ,
[135] и спросить его о его отсутствующего отца . И горничная
оборот , для мытья, вода в серебряной чаше ,
красивый золотой кувшин , и она обратила от них стол
блестящими. Тогда , почтенный квартирмейстер принес
хлеб и покрыли стол и положить многие защищены ;
[140] и вертолет служил блюда
различное мясо и
предлагаемые чашки золота ;
и глашатай часто подают им вино .
И пришел наглые женихов .
[145] Они сидели аккуратно на сиденьях и на престолов :
и глашатаи подавал воду на их руки
, И официанты собрались хлеб в корзинах ,
и юноши наполняется вином kratères .
Тогда женихи возложили руки на блюдах ;
[150] и когда их голод и жажда успокоились ,
они хотели что-то еще ,
Танцы и песни , украшения блюда.
И глашатай положить очень красивый лиру в руках
Phemius , которые пели там против своей воли .
[155] И он играл на лире и начал петь .
Но Телемах сказал ясными глазами Афина ,
склонив голову так, чтобы другие могли услышать :
- Дорогой незнакомец , будешь гневаться на мои слова ?
Лира и пение легко обратиться к ним ,
[160] безнаказанно , потому что они вкушать блага других,
богатство человека, чье побелевшие кости гнить
дождь где-то на суше или в волнах моря
что движение . Конечно, если бы они увидели еще в Итаке ,
все предпочитают быстрые ноги
[165] обилие золота и богатых одеждах !
Но он умер , страдает плохой судьбы , и он сделал
остается надежда , даже когда один из жителей Земли
мы объявляем его возвращения на этот день никогда не наступит .
Но скажите мне , и ответить честно .
[170] Кто вы , и какой породы ? Где твой город и каковы ваши
родители ? На что проход ты пришел? Что моряки
привело вас к Итаке , и кто они?
Потому что я не думаю, что вы оторвались .
И скажите мне, правда, так что я знаю :
[175] вы пришли в первый раз , или вы в гостях у моего
отец? Потому что многие люди знают наш дом ,
Одиссей также посетили мужчин .
Богиня и ясными глазами Афина ответил :
- Я скажу вам искренне вещи .
[180] Я горжусь тем, что Mentes , сын храброго Ankhíalos , и я
того, чтобы Taphians друзей весел . И вот я обсуждал
здесь со ступицей и товарищи , парусный спорт на Черном море
мужчинам , которые говорят на иностранном языке, к Témésè ,
Я получу латуни и где я ношу блестящий железо.
[185] И мой корабль остановился там , недалеко от сельской местности, вне
город в порту Rhéitrôs , как Néios покрыта древесина .
И мы чтим быть объединены гостеприимством ,
с самого начала, и от отца к сыну . Вы можете пойти на этот вопрос
старый Лаэрт , потому что это не сказано , что он больше не приезжает в город ,
[190] , но он страдает в отдаленной сельской местности
наедине с старухи, которая подает еду и питье,
когда он устал, чтобы идти
ее плодородная земля засажена виноградом .
И я пришел , потому что было сказано, что
[195] твой отец вернулся , но боги препятствуют свое путешествие .
Потому что Одиссей еще не умер на земле ;
и он увидел , состоится в любом месте в огромном море ,
на острове, окруженном волнами, и грубые и дикие мужчин ,
его хозяева , держа его силой .
[200] Но теперь , я буду прогнозировать
что Бессмертные вдохновляют меня и то, что будет достигнуто ,
хотя я , возможно, не провидец , и я не знаю, предзнаменования .
Есть, конечно, будет развиваться долгое время вдали от любимой родины ,
даже заряжается железными цепями .
[205] И он найдет способы , чтобы вернуться, потому что он богат трюков.
Но говорить, и скажите честно
Если вы истинный сын самого Одиссея.
Вы посмотрите, как ему в голову и странно красивые глаза .
Так как мы часто встречались
[210] перед отъездом в Трою , которая также пошел ,
их полые корабли , другие главы аргивян .
С этого времени я не видел Одиссея , и он не видел меня .
И мудрый Телемах ответил ему:
- Незнакомец , я расскажу вам очень - искренние вещи .
[215] Моя мама говорит, что я сын Одиссея , но я ,
Я не знаю, потому что никто не знает, для себя , кто его отец .
Почему я сын довольно счастливого человека
кто имел стареть на своих местах ! Сейчас
они говорят , является самым неудачным из смертных людей
[220 ] Я родился , и вот что вы спросили меня .
Богиня и ясными глазами Афина ответил :
- Боги не вывел вас из гонки без славы
потомство , так как Пенелопа родила тебя здесь , как вы.
Но говорить, и ответить мне честно .
[225] Что это за блюдо? Почему эта встреча ? Как и следовало
нужно? Это праздник или свадьба ? Потому что это та точка, выплачивается
в общем, таких как закусочные едят с наглостью и
высокомерие в этом доме ! Каждый человек , чувство духа
мере , возмущаться видеть Вас в середине этих позорных вещей .
[230 ] Тогда мудрый Телемах ответил ему:
- Незнакомец , так как вы спрашиваете меня об этом ,
этот дом был когда-то богатыми и заслуженный ,
как герой жил в стране , но сегодня ,
Боги источником наших бед , решили иначе ,
[235] , и они сделали его самым игнорируется всех мужчин .
И я буду плакать не так , даже не зная смерти ,
если он был поражен со своими спутниками , среди людей
троянцы , или если он был мертв дружественные руки после войны.
Тогда Panakhaiens построил ему могилу ,
[240] , и он завещал своему сыну большое славу в потомстве .
Но сегодня, Гарпии похитили неясно , и это
смерть, и никто ничего не знал , ни узнал ничего от него, и он оставил меня
боли и причитания . Но я не только застонал
на него , и боги прислали мне другие горькие печали.
[245] Все те, кто контролирует острова ,
чтобы Doulikios к саами в Закинтос покрыты древесины
и тех, кто контролирует суровую Итака ,
все с нетерпением для моей матери и моего дома исчерпаны.
И моя мать не может отказаться одиозный свадьбу или прекратить это ;
[ 250 ] , а мужчины исчерпаны мой дом еду ,
и вскоре они потеряют меня тоже.
И , полный жалости , Афина Паллада ответил :
- Ах! вероятно , необходимо большое Одиссея
кто положил свои руки на этих оскорбительных женихов !
[ 255 ] Ибо если он возник и стал на пороге двери ,
со шлемом и щитом и двумя копьями ,
как я увидел его в первый раз
питьевой и радуясь в нашем доме ,
по возвращении из Ephyra , от Illos Merméridaïde ;
[ 260 ] - как Одиссей пошел туда попасть на быстрой корабля ,
смертельный яд для погружения стрелки
вооруженный железным наконечником , и он не будет Illos его
дать , опасаясь богов , которые живут вечно,
но мой отец, который очень любил ее , дал ему ;
[ 265 ] - если это так Одиссей, как я, произошли в середине -
Женихи , их судьба будет кратким и их свадьба будет
горько! Но он принадлежит к богам , чтобы решить,
если он вернется или не наказывать
в его доме. Я призываю вас искать
[ 270 ] , как вы можете охотиться здесь .
Теперь слушайте , и вспомните мои слова .
Завтра, собравшаяся Агоры героям ахейцев
говорить с ними , и принять богов свидетелями .
Заставить женихов отозвать домой .
[ 275 ] матери твоей , если она хочет другой свадьбу
возвращается в дом своего отца, который имеет большую силу .
Его родственники женятся и отдайте ему
такой большой приданое должно быть любимая дочь .
И я советую вам мудро, если вы хотите верить .
[280] Оружие неф ваши лучшие двадцать гребцов
и будет информировать вас о вашем отце нет уже так долго,
так что любой из мужчин вы говорите об этом, или вы слышите
эти шумы Зевс , который наилучшим образом обеспечивает прославляли их люди.
Дайте себе в первую очередь в Пилос и вопросы божественный Нестор ;
[ 285 ], а затем в Спарту с Менелая из ,
который вернулся последний из латуни ахейцы .
Если вы узнаете , что ваш отец жив и возвращается ,
подождать еще год , несмотря на свою боль ;
но если вы узнаете , что он мертв , перестав существовать,
[ 290 ] еще в любимой Родины ,
поднять могилу для него и праздновать большой похороны
в случае необходимости, и дать вашу маму мужа. Затем, когда вы сделали, и завершил все это ,
мечтать, ум и сердце ,
[ 295 ] , чтобы убить женихов в вашем доме ,
путем обмана или силой. Мы не должны больше доставить Вам
в детские вещи, потому что у вас есть больше возраст .
Разве вы не знаете то, что покрыто славой божественного Ореста
среди мужчин , убив убийцу своего прославленного отца ,
[ 300 ] Aigisthos предательские трюки?
Вы тоже , друг , это здорово и красиво,
быть храбрым, чтобы будущие люди хвалят тебя .
Я до моего быстрого корабля
и мои товарищи , которые раздражают , вероятно, ожидать .
[305] Помните, и пренебрегает мои слова.
И мудрый Телемах ответил ему:
- Незнакомец , вы сказали мне о другом,
как отец к сыну , и я никогда не забуду ваши слова .
Но все равно , даже если вы находитесь в спешке ,
[310] , так что время купались et'ayant вы очарованы свое сердце
Вы возвращаетесь в свой корабль , полный радости ,
с этим богатым и ценна, что вы будете
меня и быть такими, друзья предлагают своим гостям .
Богиня и ясными глазами Афина ответил :
[315] - Не прикасайся ко Мне, Я должен идти.
Когда я вернусь , вы дадите мне свое сердце для меня сейчас
предназначен , что я могу умереть в моем доме.
Это очень красивый , и я могу предложить вам в аналогичный .
И ясными глазами Афина , Сказав ,
[320] взлетел и исчез , как птица , но она позволила ему
основные силы и мужество и самые яркие воспоминания о ее отцом.
И он , сердце, полное страха , подумал
у него в голове , что он был Бог .
Тогда божественная подошел молодой человек женихов .
[325] И самый яркий бард пел , и они сидели ,
слушать в тишине. И он пел роковую возвращение ахейцев ,
Афина Паллада нанесли на них из Трои.
И верхняя палата ,
дочь Ikarios , мудрый Пенелопа ,
[330] услышал этот божественный голос , и она спустилась по лестнице высокая ,
не один, а в сопровождении двух слуг.
И когда божественная женщина была среди женихов ,
она стояла на дверь , на пороге комнаты твердо
построен с красивым покрывалом на щеках ,
[335] и честные слуги стояли рядом с ним.
И она заплакала и сказала , чтобы божественного барда :
- Phemius вы знаете другие песни , которые Aoides
праздновать действия людей и богов .
Сидя в середине их , поют им одну из этих вещей ,
[340] в то время как они пьют вино в тишине , но прекратить это
грустная песня , что рипы мое сердце в моей груди ,
Потому что я добычей горе , что я не могу забыть .
Я плачу , потому что любимый руководитель , и я сохранить память
вечная человек, чья слава наполняет Элладу и Аргос.
[ 345 ] Тогда мудрый Телемах ответил ему:
- Моя мать , почему ты не попустит мы радуемся сладкий барда , как его дух вдохновляет его ? В Aoides
не несут ответственности ни за что, и Зевс распределяет свои дары
поэты , как ему заблагорассудится .
[350] Мы не должны возмущены вас против него
потому что он поет темную судьбу Danaans
потому что мужчины по-прежнему поют последние вещи .
Поэтому есть мужество , чтобы слушать .
Одиссей не потерял один ,
[ 355 ] в Трою , в день возвращения , и многие другие мертвы
также . Перейти в дом твой ; продолжить работу
используя холст и крови , и положил над рабами Твоими
их задача . Слово принадлежит мужчинам ,
и особенно я приказываю здесь .
[ 360 ] Удивленный , Пенелопа вернулся домой ,
проведение в его сердце мудрые слова своего сына.
Повышение в высоких помещениях , с женщинами
она не плакала Одиссей, ее дорогой муж, пока Минервы
ясные глаза пролили сладкий сон на ее век .
[ 365 ] И женихи сделал большой шум в темноте
остается , и все хотели бы поделиться с ним постель .
И мудрый Телемах начал говорить с ними - Претенденты
моя мама, которая есть высокомерный наглость сейчас
возрадуемся , съем и нажмите точку шум ,
[ 370 ] , потому что это правильно и уместно , чтобы слушать такой барда
который похож на богов по голосу ;
но на рассвете, давайте все в агоры ,
поэтому я говорю вам ясно, что у вас есть все
отсюда. Сделать другие блюда
[ 375 ] едят получать ваши товары вы включаете в ваш
дома , но если вы думаете лучше пожрать безнаказанно
прожиточный одного человека , который пожрет его .
Меня, я прошу боги до сих пор живут ,
Зевс приказал , чтобы ваш действие наказывается ,
[380] , и вы можете быть без мести в этом доме погибнет.
Он говорил , и все , кусая губы ,
удивились, что Телемах говорил с дерзновением.
И Антиной , сын Eupeithès , ответил :
Телемах , конечно , сами Боги научить вас
[ 385 ] , чтобы говорить смело ;
но сын Сатурна , параметр не может быть королем в Итаке вас
в окружении волн , хотя ваш наследование по вашего рождения !
И мудрый Телемах ответил ему:
- Антиной , когда ты огорчился против меня из-за моих слов ,
[ 390 ] Я был бы царь по воле Зевса .
Как вы думаете, что это плохо , чтобы быть среди людей ?
Он не несчастным правления .
Она имеет богатую дом, и для нас большая честь .
Но многие другие цари ахейцы
[ 395 ] молодые и старые, которые в Итаке в окружении волн .
Один из них править как Улисс мертв.
Я , по крайней мере , я буду хозяин дома
и рабы , что Улисс выиграл для меня.
И Eurymachus , сын Полиба , ответил:
[400] - Телемах , он принадлежит к богам , чтобы решить,
какой будет Akhaien , что правление в Итаке окружении
волны. Для вас, имеет свой ​​товар и Ваш заказ
остается, и никто никогда не будет насилия остается
и против вашей воли , как Итака населен .
[ 405 ] Но я хочу , друг, прошу вас об этом незнакомцем.
Где это? Что земля он может похвастаться вне дома?
Где его семья ? Где ваша страна ?
Он приносит некоторые новые вернуться к отцу ?
Разве прийти требовать долг ?
[ 410 ] Он пошел быстро и не соизволил выйти вперед.
Его появление , более того, не то, что изнесчастной.
И мудрый Телемах ответил ему:
- Eurymachus , конечно, мой отец не вернется ,
и я не верю, новости, если я приду ;
[415] , и я не мог попросить свою мать прогнозы
просит провидца она назвала в этом
остается . Но хозяин отцов моих является Taphos ;
и он может похвастаться , чтобы быть Mentes , сын храбрых Ankhíalos ,
и управления в Taphians друзей весел .
[ 420 ] И Телемах говорил хорошо , но в душе он был
признали бессмертным Богиню . Так женихи , предаваясь
танцы и пение , не радуясь до вечера
и радовались , как наступила ночь ..
Так , желая спать , каждый вернулся к себе домой .
[ 425 ] И Телемах попал в верхнюю палату , которая была
построен для него в красивом внутреннем дворе , и где мы видели
со всех сторон. И лег , его ум полон мыслей .
И Eurykléia мудрый была освещена факелами
и она была дочерью Ops Peisènôride ,
[ 430 ] и Лаэрт купил в юности ,
и заплатил цену двадцать волов ,
и заслуженный в своем доме , как целомудренная жена ;
но он не пришел едины с ним, чтобы избежать гнева его жены.
Это освещалось факелами с Телемаха
[ 435 ] быть тот, кто любил его больше всего, то, воспитал и от
его детство . Она открыла двери спальни надежно
построен . И он сел на кровать , снял мягкую тунику
и отдал их в руки старухи с мудрым советом .
Она сложила и устроил тунику тщательно
[ 440 ] и повесил его на гвоздь рядом с кроватью резной .
Тогда , из комнаты , она вытащила дверь кольцом
деньги , в которых она оттолкнула болт с поясом .
Телемах и покрыты шерстью овец , медитации ,
ночь , путешествия Минерва посоветовал ему .






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lejuliano



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MessageSujet: Re: Course au nether   Mer 15 Jan - 22:05

Merci, c'est passionnant.
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MonsieurPopol



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MessageSujet: Re: Course au nether   Mer 15 Jan - 22:09

Je ne m'avous pas vaincus!
J'ai juste besoin d'une bonne dose d'antidépresseurs... TT
Ma vendetta sera grande, TRÈS GRAANNNDE!!!
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Masfid



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MessageSujet: Re: Course au nether   Mer 15 Jan - 22:52

CMB!!!!!!!!!!!! (La je vous bat tous en taille!!!!  king )
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kamikaze



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MessageSujet: Re: Course au nether   Ven 14 Fév - 15:51

Bref! J'ai pris en main ce projet ! Je suis en train d'exploiter mon idée sur une map en solo, les screen sont à venir! Mais sachez qui j'y bosse!
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MonsieurPopol



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MessageSujet: Re: Course au nether   Ven 14 Fév - 16:25

Je te remercies de faire perdurer notre idée via ton talent de constructeur! Very Happy
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MessageSujet: Re: Course au nether   Aujourd'hui à 23:18

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